"Un Prophète"...
C’est l’histoire d’un petit délinquant de préférence Arabe (pour la crédibilité) mais dont le poster accroché dans la cellule nous révèle qu’il est plutôt Kabyle (éculée subtilité coloniale pour nous rappeler que le Kabyle pas pareille que l’Arabe). L’absence de parents à heureusement affranchi notre héros du carcan d’un Islam «subtilement» illustré par d’autres Arabes mais évidemment barbus. La centrale dans laquelle vient d’être transféré notre petit Machiavel est bien entendu aux mains d’un clan, plutôt « Corsé », lesquels c’est bien connu déteste les Arabes. Quelques noirs sans grand intérêt errent ça et là pour accompagner le Arabes(le couple inséparable) et un gitan, Le gitan venu apposer le sceau de la vérité.
Ce Saint des Saint ne serait qu’une centrale sordide et profane sans la touche de « spiritualité » portée par un pseudo soufi dont la prédisposition à balancer vont lui couter la vie. Sa mort puis sa résurrection en entité pseudo soufi illuminé va nous permettre d’assister à quelques scènes aussi pathétiques que surréaliste. En effet, notre défunt victime d’un complot porté par le parrain corse et exécuté par le bras faucheur de notre petit prince des ténèbres, notre défunt donc incarnera et même réincarnera ces âmes errantes amorales et bienfaisante qui oriente le mal vers le moins bien et l’ignorant vers le faux savant. Subtil travail de subversion dont l’auteur du scénario semble lui-même victime. Notre balance libertine Arabe également invite son éphèbe berbère à s’abreuver de toutes les semences, surtout la sienne, pour faire éclore chez ce petit adepte, apparemment consentant, le lotus de la connaissance. Malheureusement pour notre guide, l’épée de justice du Parain corse qui n’est ici qu’une lame gilette va s’abattre su sa veine jugulaire par le bras armé du bougnoul de service dont la survie ne dépend que de la bonne fin de cet assassina. Une pipe vaut bien la vie. La ruse accompli, le sang à jaillit et voila donc notre Arabe kabyle orphelin et maintenant assassin malin, promu au rang de protégé du clan corsé. Le pauvre n’avait d’autre choix que de servir et ça n’est pas faute d’avoir essayé de fuir le rôle pour lequel on l’avait désigné. La balance ne pèsera plus, le parrain est satisfait.
L’histoire aurait presque pu s’arrêter là et c’eut été après tout gagner un peu de pellicule, mais quand l’œuvre de subversion est en marche, il faut que le cycle s’accomplisse. Le petit Arabe est une serpillère mais après tout, n’est-il pas le bras armé dont jacque Audiar connaît la noble et ultime destiné : devenir un parrain lui aussi, riche, craint pour à son tour tuer, humilier, dominer, mais le tout avec une grande humilité. La scène de sa libération ou accueillit par la femme de son meilleurs ami décédé, il fait signe discrètement de la main aux trois 4x 4 venu le chercher de discrètement s’éloigner, lui prendra le bus avec celle qui sera n’en doutons pas sa future dulcinée achèvera de diviniser notre faux prophète.
Mais n’anticipons pas et revenons dans la centrale ou notre petit Machiavel semble fourbir ses armes.
Il se plonge non pas comme on pourrait l’espérer dans des livres d’apprentissage de la langue arabe pour aborder Ibn Arabi mais dans un précis de la langue Corse ; sans doute pour mieux comprendre comment dans la langue insulaire on dit ce qu’il entendra plus tard prononcé en Français : les arabes sont pire que les chiens, ils font tous le temps du bruit, au moins les chiens, quand il s’enculent ils le font en silence. C’est « important » de maîtriser la langue de ceux qui nous oppriment quand on veut agir comme eux.
Mais qu’est devenu notre pseudo soufi réincarné. Il est ressuscité et après son ascension céleste, il revient dans la cellule de notre protéger pour l’illuminer de sa science et de sa connaissance. Il s’invite même dans un shoot à l’héro administré par le gitan à notre héros Arabokabylocorse
L’esprit souffle décidément où il veut et voila que notre pseudo soufi décédé se superpose à l’image du petit caïd en herbe qui par un coup de seringue magique passe du treap profane au Sama’ sacré.
L’œuvre au noir est en train de s’achever. Pendant ce temps, chez les profanes, à force de manœuvre, le caïd Corse parvient à obtenir des permissions de sortie pour son bras armé. Son bougnoul de service devra accomplir ses basses œuvres pour lui permettre de continuer à régner sur ses domaines d’activité. Oui Mais voilà et c’est la toute la « grandeur » du film, l’esclave va dépasser le maître et l’horreur va changer de cocher. L’épilogue est digne d’une série B.
La morale de l’histoire. Les délinquants sont plutôt Arabes mais on préfère dire Kabyle, ça fait moins typé, les futurs ex-caïds sont Corse et raciste donc ils doivent payés, les gitans seront toujours marginalisés, les noirs ne sont pas prêt de compté, l’administration pénitentiaire, la justice et tout ce qui est susceptible de représenté toute forme d’autorité est soit débile soit corrompu, les imams sont les lessiveuses des plus occultes marchés, les chrétiens sont par la croix affiché du parrain corse très bien représenté et l’amour dans tout ça, et la noblesse et la grandeur de l’humanité et les prisons dans lesquelles je suis allé pendant trois ans échangé et les détenus pétrit de dignité et les surveillant transpirant de sang leur humanité et toutes ses femmes et ses homme que rien dans ce film ne fait rêver et la pauvreté d’une histoire sans fin et sans fond qui joue sur les senteurs d’univers fantasmé. Ce film est triste parce qu’ignorant et malheureusement pas assez ignoré. Le parti pris et le point de vue des soit disant artistes, si l’on nous dit qu’il doit être respecté n’en est pas pour autant toujours respectable et les dommages que cause à l’insu même de ceux qui les propagent ces œuvres de subversion mérite au moins que l’on apporte un point de vue différent que celui du « plus grand nombre ».
Beaucoup paraît-ils l’ont aimé. Pour ce qui me concerne, pour ce qui me consterne, ces deux heures m’ont attristé et au-delà, m’ont effrayé sur la capacité à laisser entendre et croire que le plus beau est pareil au plus laid. Ce point de vue s’il prétend s’affranchir de la morale n’en tire pour autant socialement aucune légitimité. Si Mr Audiar s’était placé sur le terrain de la métaphysique, ce film aurait pu être défendu mais je ne crois pas que cette idée l’est seulement effleurée. Par conséquent et pour conclure, j’ose avancer que cette œuvre est « essentiellement » pauvre, substantiellement riche mais globalement triste, souffrante et on peut la déplorée. Accordons à son auteur le seul crédit que l’on est en devoir d’espérer, celui de n’avoir pas été mal intentionnée.
(Chanson Echoes Cliff)
C’est l’histoire d’un petit délinquant de préférence Arabe (pour la crédibilité) mais dont le poster accroché dans la cellule nous révèle qu’il est plutôt Kabyle (éculée subtilité coloniale pour nous rappeler que le Kabyle pas pareille que l’Arabe). L’absence de parents à heureusement affranchi notre héros du carcan d’un Islam «subtilement» illustré par d’autres Arabes mais évidemment barbus. La centrale dans laquelle vient d’être transféré notre petit Machiavel est bien entendu aux mains d’un clan, plutôt « Corsé », lesquels c’est bien connu déteste les Arabes. Quelques noirs sans grand intérêt errent ça et là pour accompagner le Arabes(le couple inséparable) et un gitan, Le gitan venu apposer le sceau de la vérité.
Ce Saint des Saint ne serait qu’une centrale sordide et profane sans la touche de « spiritualité » portée par un pseudo soufi dont la prédisposition à balancer vont lui couter la vie. Sa mort puis sa résurrection en entité pseudo soufi illuminé va nous permettre d’assister à quelques scènes aussi pathétiques que surréaliste. En effet, notre défunt victime d’un complot porté par le parrain corse et exécuté par le bras faucheur de notre petit prince des ténèbres, notre défunt donc incarnera et même réincarnera ces âmes errantes amorales et bienfaisante qui oriente le mal vers le moins bien et l’ignorant vers le faux savant. Subtil travail de subversion dont l’auteur du scénario semble lui-même victime. Notre balance libertine Arabe également invite son éphèbe berbère à s’abreuver de toutes les semences, surtout la sienne, pour faire éclore chez ce petit adepte, apparemment consentant, le lotus de la connaissance. Malheureusement pour notre guide, l’épée de justice du Parain corse qui n’est ici qu’une lame gilette va s’abattre su sa veine jugulaire par le bras armé du bougnoul de service dont la survie ne dépend que de la bonne fin de cet assassina. Une pipe vaut bien la vie. La ruse accompli, le sang à jaillit et voila donc notre Arabe kabyle orphelin et maintenant assassin malin, promu au rang de protégé du clan corsé. Le pauvre n’avait d’autre choix que de servir et ça n’est pas faute d’avoir essayé de fuir le rôle pour lequel on l’avait désigné. La balance ne pèsera plus, le parrain est satisfait.
L’histoire aurait presque pu s’arrêter là et c’eut été après tout gagner un peu de pellicule, mais quand l’œuvre de subversion est en marche, il faut que le cycle s’accomplisse. Le petit Arabe est une serpillère mais après tout, n’est-il pas le bras armé dont jacque Audiar connaît la noble et ultime destiné : devenir un parrain lui aussi, riche, craint pour à son tour tuer, humilier, dominer, mais le tout avec une grande humilité. La scène de sa libération ou accueillit par la femme de son meilleurs ami décédé, il fait signe discrètement de la main aux trois 4x 4 venu le chercher de discrètement s’éloigner, lui prendra le bus avec celle qui sera n’en doutons pas sa future dulcinée achèvera de diviniser notre faux prophète.
Mais n’anticipons pas et revenons dans la centrale ou notre petit Machiavel semble fourbir ses armes.
Il se plonge non pas comme on pourrait l’espérer dans des livres d’apprentissage de la langue arabe pour aborder Ibn Arabi mais dans un précis de la langue Corse ; sans doute pour mieux comprendre comment dans la langue insulaire on dit ce qu’il entendra plus tard prononcé en Français : les arabes sont pire que les chiens, ils font tous le temps du bruit, au moins les chiens, quand il s’enculent ils le font en silence. C’est « important » de maîtriser la langue de ceux qui nous oppriment quand on veut agir comme eux.
Mais qu’est devenu notre pseudo soufi réincarné. Il est ressuscité et après son ascension céleste, il revient dans la cellule de notre protéger pour l’illuminer de sa science et de sa connaissance. Il s’invite même dans un shoot à l’héro administré par le gitan à notre héros Arabokabylocorse
L’esprit souffle décidément où il veut et voila que notre pseudo soufi décédé se superpose à l’image du petit caïd en herbe qui par un coup de seringue magique passe du treap profane au Sama’ sacré.
L’œuvre au noir est en train de s’achever. Pendant ce temps, chez les profanes, à force de manœuvre, le caïd Corse parvient à obtenir des permissions de sortie pour son bras armé. Son bougnoul de service devra accomplir ses basses œuvres pour lui permettre de continuer à régner sur ses domaines d’activité. Oui Mais voilà et c’est la toute la « grandeur » du film, l’esclave va dépasser le maître et l’horreur va changer de cocher. L’épilogue est digne d’une série B.
La morale de l’histoire. Les délinquants sont plutôt Arabes mais on préfère dire Kabyle, ça fait moins typé, les futurs ex-caïds sont Corse et raciste donc ils doivent payés, les gitans seront toujours marginalisés, les noirs ne sont pas prêt de compté, l’administration pénitentiaire, la justice et tout ce qui est susceptible de représenté toute forme d’autorité est soit débile soit corrompu, les imams sont les lessiveuses des plus occultes marchés, les chrétiens sont par la croix affiché du parrain corse très bien représenté et l’amour dans tout ça, et la noblesse et la grandeur de l’humanité et les prisons dans lesquelles je suis allé pendant trois ans échangé et les détenus pétrit de dignité et les surveillant transpirant de sang leur humanité et toutes ses femmes et ses homme que rien dans ce film ne fait rêver et la pauvreté d’une histoire sans fin et sans fond qui joue sur les senteurs d’univers fantasmé. Ce film est triste parce qu’ignorant et malheureusement pas assez ignoré. Le parti pris et le point de vue des soit disant artistes, si l’on nous dit qu’il doit être respecté n’en est pas pour autant toujours respectable et les dommages que cause à l’insu même de ceux qui les propagent ces œuvres de subversion mérite au moins que l’on apporte un point de vue différent que celui du « plus grand nombre ».
Beaucoup paraît-ils l’ont aimé. Pour ce qui me concerne, pour ce qui me consterne, ces deux heures m’ont attristé et au-delà, m’ont effrayé sur la capacité à laisser entendre et croire que le plus beau est pareil au plus laid. Ce point de vue s’il prétend s’affranchir de la morale n’en tire pour autant socialement aucune légitimité. Si Mr Audiar s’était placé sur le terrain de la métaphysique, ce film aurait pu être défendu mais je ne crois pas que cette idée l’est seulement effleurée. Par conséquent et pour conclure, j’ose avancer que cette œuvre est « essentiellement » pauvre, substantiellement riche mais globalement triste, souffrante et on peut la déplorée. Accordons à son auteur le seul crédit que l’on est en devoir d’espérer, celui de n’avoir pas été mal intentionnée.
(Chanson Echoes Cliff)
._Moonlight_Dance.mp3
(82 o)
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