(...) Je m’apprête à clore ce long monologue au moment où, dans toute la France, fument encore les cendres des véhicules et des bâtiments publics qui se sont enflammés du désespoir d’une jeunesse au bord du suicide. La République trébuche. On parle de répression, on parle de jeunes comme s’il s’agissait « d’envahisseurs » venus d’ailleurs, à contenir. La crise est là, l’heure d’un jugement approche et même la terre qui nous nourrit et nous abrite manifeste par ses soubresauts météorologiques, le refus du parricide que nous voulons lui faire subir.
Notre monde en proie à une sorte de « panik attack » est devenu boulimique. Tout dans notre société pousse à la consommation, au matérialisme, à la paupérisation, à l’individu-alisme. On n’a jamais autant incité au vol, au viol, à la haine. La réponse n’est pas plus au bout des grenades lacrymogènes, que dans les discours démagogiques de ceux qui se partagent le pouvoir. La réponse part de l’équité, d’une justice affranchie de cette morale hypocrite qui autorise tout aux uns et emprisonne les autres.
L’équité c’est ce qui permettrait à chacun d’être à sa juste place dans une société qui n’aurait pas pour principale vocation de former des individus au gré des seuls besoins matériels. L’équité c’est ce qui favorise l’épanouis-sement de tous par les moyens qui sont offerts à chacun de se réaliser pour servir au mieux la communauté d’individu à laquelle il appartient.
Ceux qui voudraient nous faire croire que l’enfant élevé au Val Fourré (région parisienne difficile) vit le même monde que celui élevé à St Germain en Laye (région parisienne huppée), sont au mieux stupides, au pire dangereux. Les cités, les quartiers, les banlieues, appelez les comme vous le voulez, sont des zones d’exclusion avant de devenir parfois des zones de non droit. Ces quartiers sont assimilables à « L’autre monde », au quart monde. Je me souviens de la cité de transit dans laquelle je « survivais », entourée d’un grillage si épais qu’il nous donnait la sensation d’habiter un parc animalier. Le Val Fourré, les 4000 logements de La Courneuve, les 3000 d’Aulnay sous Bois et autres banlieues de l’oubli, subissent cette même politique de marginalisation et l’horizon se limite à des tonnes de bétons qui étouffent les cris de désespoir qu’engendre la misère. Celui qui habite là est tenu à l’écart de toutes les sphères sociales, économiques, politiques, culturelles. Il devient le spectateur permanent d’un monde dont il est exclu.
C’est sûrement une des causes pour lesquelles les antennes paraboliques fleurissent aussi nombreuses aux fenêtres de ces « centres de rétentions ». La misère est une terre extrêmement fertile au désespoir et les larmes qui se déversent de balcons en balcons nourrissent d’insatiables fleurs du mal. Le petit écran se fait le relais des techniques hypnotiques des marchands de rêve. Ecran devenu « plasma », mot dont l’étymologie devrait suffire à nous alerter sur ses dangers. La vie de l’homme moderne est façonnée à travers un écran « plasma » qui l’isole de la chaleur d’un foyer qui risquerait de mettre en danger la toute puissance de l’illusion propagée par l’image. (...)
Notre monde en proie à une sorte de « panik attack » est devenu boulimique. Tout dans notre société pousse à la consommation, au matérialisme, à la paupérisation, à l’individu-alisme. On n’a jamais autant incité au vol, au viol, à la haine. La réponse n’est pas plus au bout des grenades lacrymogènes, que dans les discours démagogiques de ceux qui se partagent le pouvoir. La réponse part de l’équité, d’une justice affranchie de cette morale hypocrite qui autorise tout aux uns et emprisonne les autres.
L’équité c’est ce qui permettrait à chacun d’être à sa juste place dans une société qui n’aurait pas pour principale vocation de former des individus au gré des seuls besoins matériels. L’équité c’est ce qui favorise l’épanouis-sement de tous par les moyens qui sont offerts à chacun de se réaliser pour servir au mieux la communauté d’individu à laquelle il appartient.
Ceux qui voudraient nous faire croire que l’enfant élevé au Val Fourré (région parisienne difficile) vit le même monde que celui élevé à St Germain en Laye (région parisienne huppée), sont au mieux stupides, au pire dangereux. Les cités, les quartiers, les banlieues, appelez les comme vous le voulez, sont des zones d’exclusion avant de devenir parfois des zones de non droit. Ces quartiers sont assimilables à « L’autre monde », au quart monde. Je me souviens de la cité de transit dans laquelle je « survivais », entourée d’un grillage si épais qu’il nous donnait la sensation d’habiter un parc animalier. Le Val Fourré, les 4000 logements de La Courneuve, les 3000 d’Aulnay sous Bois et autres banlieues de l’oubli, subissent cette même politique de marginalisation et l’horizon se limite à des tonnes de bétons qui étouffent les cris de désespoir qu’engendre la misère. Celui qui habite là est tenu à l’écart de toutes les sphères sociales, économiques, politiques, culturelles. Il devient le spectateur permanent d’un monde dont il est exclu.
C’est sûrement une des causes pour lesquelles les antennes paraboliques fleurissent aussi nombreuses aux fenêtres de ces « centres de rétentions ». La misère est une terre extrêmement fertile au désespoir et les larmes qui se déversent de balcons en balcons nourrissent d’insatiables fleurs du mal. Le petit écran se fait le relais des techniques hypnotiques des marchands de rêve. Ecran devenu « plasma », mot dont l’étymologie devrait suffire à nous alerter sur ses dangers. La vie de l’homme moderne est façonnée à travers un écran « plasma » qui l’isole de la chaleur d’un foyer qui risquerait de mettre en danger la toute puissance de l’illusion propagée par l’image. (...)
(...) Et que dire encore de ce que l’on nous présente comme « la source de la connaissance universelle », Internet, la toile. La « toile », encore un mot révélateur du piège dans lequel notre humanité égarée s’est laissée prendre. Jamais les individus n’ont aussi peu communiqué que depuis l’avènement de msn et autres boites à dialogues, jamais nous n’avons été aussi ignorants que depuis l’ouverture des autoroutes de l’information. Ce flot ininterrompu de « pseudonymes » en quête de « pseudo » connaissances se jette dans un océan d’erreurs et de mensonges qui déferle en tsunamis dévastateurs, laissant derrière eux désillusion et désolation. Le seul et unique objectif de ce sinistre dessein est de générer un maximum de profits pour un maximum de pouvoir. Les multinationales sont en train de « gester » l’U.N.S (uni nationale société) monstrueux ordinateur central planétaire dont les premiers coups de pieds donnés au ventre de notre époque annonce la venue.
Dans cette période ultime de confusion, de subversion, dans cette fin d’un monde, les premiers à subir sont toujours les plus faibles, et les plus fragiles les plus démunis. Les derniers soubresauts de l’agonie d’un libéralisme sauvage mettent en “erreur” des pans entiers de l’économie internationale dont la principale main d’œuvre, en France, est constituée d’étrangers que la nation a fait venir au temps de sa splendeur. L’état de grâce s’est transmuté en coup de grâce ; plus aucun travail, moins de patrie. Les premières victimes de ce carnage se traînent maintenant le long des murs de béton de nos banlieues en errance. L’échec économique a préludé l’échec social et les familles issues d’une émigration prometteuse ont vu s’envoler l’espoir d’un improbable retour et s’éloigner définitivement les contours de leurs terres promises.
Les « fruits hybrides » nés des rêves d’opulence sont devenus apatrides et victime de fléaux plus dévastateurs encore que le virus de la grippe aviaire… On dirige les peuples avec la peur de mourir alors que le plus difficile pour ceux qui souffrent est de rester en vie. Les enfants du désespoir hurlent comme ils le peuvent ce feu intérieur qui les dévore. Ce ne sont plus seulement les banlieues de nos villes qui brûlent, ce sont les banlieues du monde.
Heureusement, rien n’est inéluctable en ce domaine car la création est ainsi faite et parfaitement faite, que chaque mal recèle en lui son propre remède. Notre salut passe par la prise de conscience générale de l’interdépendance de tous les éléments constituant notre humanité. A nous de nous montrer digne du libre arbitre et de l’entendement qui nous ont été offerts pour faire de notre planète un lieu d’élection plutôt qu’un territoire d’exil. La terre que je vous offre à partager n’oblige plus aux reconduites à la frontière. Cette sphère de lumière a pour seule limite l’étendue de notre pensée et notre conquête de l’espace a pour seul vaisseau notre conscience.(...)
Dans cette période ultime de confusion, de subversion, dans cette fin d’un monde, les premiers à subir sont toujours les plus faibles, et les plus fragiles les plus démunis. Les derniers soubresauts de l’agonie d’un libéralisme sauvage mettent en “erreur” des pans entiers de l’économie internationale dont la principale main d’œuvre, en France, est constituée d’étrangers que la nation a fait venir au temps de sa splendeur. L’état de grâce s’est transmuté en coup de grâce ; plus aucun travail, moins de patrie. Les premières victimes de ce carnage se traînent maintenant le long des murs de béton de nos banlieues en errance. L’échec économique a préludé l’échec social et les familles issues d’une émigration prometteuse ont vu s’envoler l’espoir d’un improbable retour et s’éloigner définitivement les contours de leurs terres promises.
Les « fruits hybrides » nés des rêves d’opulence sont devenus apatrides et victime de fléaux plus dévastateurs encore que le virus de la grippe aviaire… On dirige les peuples avec la peur de mourir alors que le plus difficile pour ceux qui souffrent est de rester en vie. Les enfants du désespoir hurlent comme ils le peuvent ce feu intérieur qui les dévore. Ce ne sont plus seulement les banlieues de nos villes qui brûlent, ce sont les banlieues du monde.
Heureusement, rien n’est inéluctable en ce domaine car la création est ainsi faite et parfaitement faite, que chaque mal recèle en lui son propre remède. Notre salut passe par la prise de conscience générale de l’interdépendance de tous les éléments constituant notre humanité. A nous de nous montrer digne du libre arbitre et de l’entendement qui nous ont été offerts pour faire de notre planète un lieu d’élection plutôt qu’un territoire d’exil. La terre que je vous offre à partager n’oblige plus aux reconduites à la frontière. Cette sphère de lumière a pour seule limite l’étendue de notre pensée et notre conquête de l’espace a pour seul vaisseau notre conscience.(...)
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